Bento du vendredi, mille-(enfin deux)-feuilles de biscuits et fruits

Hier (donc jeudi dernier, puisque ce truc traĂźne dans mes brouillons depuis lors, lalala), c’Ă©tait croques-monsieur. Je me suis laissĂ©e convertir aux toastinettes par mon Amoureux – j’aime bien mais la prochaine fois ce sera avec du vrai fromage (okĂ©, ça fondra moins bien). On a chacun sa maniĂšre de faire, l’empilement n’est pas le mĂȘme, on fait des croques customisĂ©s =D la diffĂ©rence majeure Ă©tant le positionnement des morceaux d’ananas. Oui, parce que chez moi on les fait Ă  l’ananas. Et c’est *nom*. Et en fait je ne voulais parler des croques-monsieur d’hier soir que parce que, forcĂ©ment, il restait de l’ananas. Des toastinettes aussi, oui, on n’en met qu’une mais c’est pas la question. Donc mon dessert de bento en contient un peu. VoilĂ  voilĂ . Heum.

A gauche, graine de couscous avec persil, curcuma et paillettes de piment, petits pois et saucisses. A droite, quatre petits-beurre cachés sous une pomme entiÚre mais en lamelles (je m'arrange pas, décidément), avec des noix de cajou et des raisins secs. Et de l'ananas.

Biscuits aux épices

Chez moi, nous avons affichĂ© des listes de dĂ©sirs : des choses qu’on voudrait avoir, faire, vivre… Histoire de s’en souvenir :3 Pour ma part j’avais noté  « Faire des biscuits. Plein. Souvent. Souhait permanent. » C’est donc ce que j’ai fait ce week-end.

Donc c’est une recette fort simple : du sucre, de la farine, du beurre, des oeufs. Et ce qu’on veut dedans ensuite. Personnellement c’Ă©tait cannelle, gingembre et muscade ; je trouve que ces trois Ă©pices s’en sortent bien ensemble, elles se complĂštent bien, sans se bouffer le nez.

Faut un peu d’huile de coude, et un peu de temps si on a un four petit comme le mien (ah ça, les gratins dans la mĂ©gaterrine, il gĂšre, mais j’ai dĂ» faire 6 fournĂ©es de biscuits pour finir ma pĂąte)(et oui, j’ai conscience que ma phrase n’est pas trĂšs claire)(j’ai un plat Ă  terrine oĂč on ferait cuire un faon, c’est pour ça)(non, j’ai pas dit que je mangeais des faons) et des milliers de mini-biscuits Ă  cuire.

Ingrédients

  • 200g de sucre
  • 500 g de farine
  • 250g de beurre (j’ai pris du demi-sel)
  • 4 oeufs
  • Ă©pices

Modus operandi

Faire prĂ©chauffer le four Ă  180°C. Battre les Ɠufs dans une jatte. Ajouter le sucre, et bien fouetter pour faire blanchir l’appareil. Ajouter la farine, bien mĂ©langer – et lĂ  ça commence Ă  devenir un peu moins facile. Couper le beurre en petits morceaux et l’incorporer dans la pĂąte – et lĂ  on se dit qu’on devrait expĂ©rimenter un autre ordre, ou faire fondre le beurre, parce que *gnnnn* c’est *gnnfff* pas fluide du tout ce *fff* truc. Et que le beurre n’est pas forcĂ©ment bien intĂ©grĂ© comme ça.

Prendre un bout de la pĂąte, et l’Ă©taler sur un plan de travail farinĂ© (Mercotte fait ça entre deux feuilles guitare, moi je veux bien, j’attends juste d’avoir le budget), et jouer avec votre emporte-piĂšces prĂ©fĂ©rĂ©. Pour ma part c’Ă©tait un emporte-piĂšces en forme de fleur/Ă©toile, dans un lot de 4 achetĂ© sur un site de bentobox. Poser les biscrus (bah ouĂ©, ‘sont pas cuits Ă  ce stade) sur une feuille de papier sulfurisĂ© sur une plaque, et hop, Ă  la chauffe pendant 10 minutes. Je suis rarement prĂ©cise dans mes temps de cuisson, j’ai tendance Ă  dire « bah tu laisses cuire jusqu’Ă  ce que ce soit cuit », mais lĂ  non, vigilance, attention. Il faut ĂȘtre lĂ  Ă  9 minutes pour tester la cuisson, parce qu’Ă  partir de ce temps ça cuit trĂšs vite : et des mini-biscuits trop cuits, c’est bien mais pas top. Une fois sortis du four, balancer les bestiaux sur une assiette ou une grille, et laisser refroidir pendant que vous enfournez le paquet suivant.

Avec deux graines de cumin, pour faire style. Sans rire, vu la quantité d'étoiles, j'avais l'impression de jouer à Super Mario Galaxy.

J’ai apportĂ© deux tiers de ces biscuits au boulot, ils sont partis dans la journĂ©e (on est une douzaine). Super contente qu’ils aient autant plu, mais maintenant tous les matins on me dit « ah au fait, ya plus de biscuits » d’un air entendu.

Ragoût de pois chiches et saucisse de Morteau

Je fais rĂ©guliĂšrement ce que j’appelle des ragoĂ»ts, faute d’un meilleur nom, de lĂ©gumes essentiellement : une base de tomates pelĂ©es, des pois chiches, des petits-pois, des carottes, et pis des Ă©pices et herbes (laurier, thym et romarin en premiĂšre ligne).

Et pis lĂ , bam, allez, soyons fous, rajoutons une saucisse de Morteau. Faisons cuire une bonne heure Ă  feu tranquille, en remuant de temps en temps, jusqu’Ă  Ă©paississement des tomates.

Et lĂ , c’est l’antidrame.

OuĂ©, parce que je crois n’avoir jamais mangĂ© de saucisse de Morteau aussi bonne. Elle Ă©tait tendre, elle Ă©tait moelleuse, elle avait partagĂ© sa saveur avec tout l’appart tous les lĂ©gumes. Je suis amoureuse.

Ce bento m'a valu des compliments de la part de mes collĂšgues de boulot - je mangeais Ă  mon bureau, manque de temps. A droite, le ragoĂ»t sus-dĂ©crit, Ă  gauche, salade de chou ĂŒbermoutardĂ©e (mioum), compote de pommes, chips de bananes et amandes.

Chips de bananes enrobées de chocolat

En termes d’ingrĂ©dients, c’est une recette de feignasses : des chips de bananes achetĂ©es (!) et deux plaques de chocolat noir.

En termes de rĂ©alisation, un poil moins quand mĂȘme : faire fondre le chocolat c’est facile, mais faut pas le laisser brĂ»ler, surtout ne rien rajouter, pas une goutte d’eau, pour que ça reste bien lisse (oui, je n’ai pas de sonde thermique pour bien tempĂ©rer ma ganache ekcĂ©tĂ©ra). Et puis ensuite, on trempouille les chips dans le chocolat fondu, en s’en mettant plein les doigts youpi, on les tapote sur le bord de la casserole pour en faire tomber l’excĂ©dent, et on pose sur du papier sulfurisĂ©. Et on attend que le chocolat redurcisse.

En cours de séchage
Les chips bien rangĂ©es dans leur boĂźte. Si si, il y en a le mĂȘme nombre que tout Ă  l'heure. Presque.

Bento non daté, « comme un parmentier de boudin »

Un mien collĂšgue me faisait remarquer tantĂŽt qu’il ne savait jamais si ce qu’il y avait dans ma boĂźte Ă©tait sucrĂ© ou salĂ©. Il n’a rien dit sur celle-lĂ  mais il aurait pu ! Sous la couche de pommes (cuites 1 min au micro-ondes la veille, et recuites lors du rĂ©chauffage), du boudin aux oignons dĂ©piautĂ© et encore dessous, des pommes de terre Ă©crasĂ©es avec un peu de beurre salĂ©. Et dessus, de la cannelle. Boudin et cannelle sont des mots mets qui vont trĂšs bien ensemble… J’aurais voulu prĂ©senter le rĂ©sultat en cours de dĂ©gustation, pour bien montrer les couches, mais j’ai du mal Ă  assumer devant des gens « oui, je photographie mes repas ».

Pour dessert, des biscuits fourrĂ©s au chocolat, une crĂšme caramel mĂȘme pas maison j’ai honte, des CROUNCH brisures de CROC dragĂ©es, des petits pois enrobĂ©s de wasabi et des billes de chocolat Ă©picĂ©es.

 

Bento du lundi, poires et dragées

Ce ne sont pas des haricots blancs, mais bien des dragées.

Je ne me suis pas trop foulĂ©e ce matin, hop de la semoule, hop des saucisses coupĂ©es en rondelles et de l’emmental en lamelles, tiens chouette il reste des tomates sĂ©chĂ©es, et vlam des petits pois par-dessus. Pour dessert, des petits-beurre recouvert d’une demi-poire (si si, la demi-poire a presque rempli l’Ă©tage, l’animal entier se la jouant pomĂ©lo chinois question taille), des cranberries sĂ©chĂ©es et des dragĂ©es.

Alors, les dragĂ©es. TrouvĂ©es par pas cher quand on connait le prix des amandes seules, elles sont bien bonnes, mais c’est des dragĂ©es de compĂšt, hein, pas le truc que tu donnes Ă  la demoiselle d’honneur de 6 ans. Heureusement que j’ai de bonnes molaires, elles ont bien bossĂ© sur ce coup-lĂ .

Bento du jeudi, faux bourguignon et framboises encore

Avec mon Amoureux on s’Ă©tait achetĂ© un paquet de morceaux de bƓuf qui avaient l’air sympa, et on avait envie de cuisiner au vin rouge. Juste une envie comme ça. Une premiĂšre, parce que si on avait dĂ©jĂ  goĂ»tĂ©, on n’avait jamais fait, la cuisine au vin.

Donc notre choix s’est portĂ© sur la confection d’un bourguignon. Et puis les choses en entraĂźnant d’autres, joint Ă  refaire dans la cuisine depuis deux jours = plan de travail pas vraiment dispo, bƓuf commençant Ă  approcher sa date limite = pas le temps de faire la marinade, grosse faim tout d’un coup = on droppe les deux heures de cuisson…

Au final, une viande cuite dans du vin rouge avec plein de ptits lĂ©gumes (cĂ©leri, quignon de navet, tomate), plein d’aromates (laurier, thym, romarin),  pas extraordinaire parce que trop cuite pour un steak et trop peu pour un bourguignon, un peu dure mais bonne. AccompagnĂ©e de ses lĂ©gumes, sa sauce un peu trop liquide au Pinot noir, sur de la semoule, cela nous a fait un bon repas.

Et il restait un morceau de viande Ă  la fin, que j’ai Ă©mincĂ© sans pitiĂ© et mis dans ma boite, avec le reste de semoule et des lĂ©gumes.

A cĂŽtĂ© de ça, j’ai continuĂ© dans les framboises (achat coup de cƓur d’un paquet surgelĂ©, hallucinant comme 750g de framboises ça tient longtemps – je m’Ă©tonne moi-mĂȘme), sur un lit de biscuits, fromage blanc, et fruits secs, avec des bouts d’ananas.

Noix de cajouuuuuu ! *o*

Charlotte aux framboises express

PrĂ©ambule : les framboises c’est bon. Mangez-en. Faites-en des tartes, des gĂąteaux, des glaces, mettez-les dans votre jus d’orange, ou dans une charlotte faisable mĂȘme par un gaucher Ă  deux mains droites qui refuserait de faire la cuisine parce que « c’est compliquĂ© ça prend du temps et je prĂ©fĂšre manger des burgers » (lĂ  je dis « ok pour le burger Ă  la framboise, challenge accepted mais une autre fois »). Fin du prĂ©ambule.

A la base, je voulais juste dire « les framboises c’est bon », et m’arrĂȘter lĂ , mais mon clavier m’a prise en otage. Le salaud. SOS geeke battue.

  • un sachet de framboises surgelĂ©es (j’avais pris 750g, je n’en ai utilisĂ© que la moitiĂ©)
  • du fromage blanc (la moitiĂ© d’un gros pot)
  • des boudoirs (le paquet de 30 entier, si si)
  • un peu de miel
  • du sirop de cassis

PrĂ©parer un moule. IdĂ©alement, Ă  charlotte, moi j’avais juste Ă  cake, ça marche moins bien mais quand mĂȘme. Sortir tous les ingrĂ©dients.

Dans un verre, mĂȘler du sirop et de l’eau, comme pour en boire. Donc, pas trop de sirop, hein. Le verser dans une assiette creuse.

Ouvrir tous les sachets de boudoirs – j’insiste sur ce point, je vous explique aprĂšs la raison.

Tremper rapidement un boudoir dans le sirop, dessus dessous, et le placer au fond du moule dans un coin. Recommencer pour tapisser le fond, et les cĂŽtĂ©s du moule. Je recommande de casser le boudoir s’il est trop long avant de le mouiller. C’est lĂ  qu’avoir ouvert tous les sachets s’avĂšre une bonne idĂ©e, parce qu’on a les doigts pleins de sirop, ça colle, c’est galĂšre s’il faut les laver pour chopper les ciseaux etc. Parce que l’idĂ©al est d’aller vite, les boudoirs s’imbibant du liquide ramollissent, et ça serait bien que tous les biscuits aient une mollitude semblable.

Ensuite, mettre une couche de fromage blanc au fond. Puis du miel liquide, jetĂ© nonchalamment du bout d’une cuillĂšre, la quantitĂ© qui vous plaira. Puis des framboises, plein, encore toutes froides, croquantes, qu’on enfoncera doucement dans le fromage blanc. Et on remet du fromage blanc, et du miel, puis des biscuits imbibĂ©s. Moi je me suis arrĂȘtĂ©e lĂ  car mon moule Ă©tait plein, mais suivant la hauteur vous pouvez faire d’autres couches ; dans ce cas je conseille de mettre moins de fromage blanc.

Et placer au congĂ©lateur le temps du repas. Personnellement j’ai fait le dessert pendant que l’Amoureux prĂ©parait la viande des fajitas – c’est dire si c’est rapide, le bƓuf hachĂ© ça cuit vite.

 

Bento du vendredi, restaillons

Ayant achetĂ© le mois dernier assez de nourriture pour tenir un siĂšge, nous en Ă©tions au point oĂč on pouvait encore bien tenir, mais bon des courses pour varier un peu ça serait pas trop mal quand mĂȘme. « Vendredi soir », me disait l’Amoureux. Bah ok, mais je mange quoi vendredi midi ?

J’ai tout de mĂȘme pas trop mal rĂ©ussi, je crois :3 A dire vrai, je pense que me faire des bentos presque chaque midi augmente ma capacitĂ© Ă  trouver des idĂ©es de repas !

A droite, semoule avec navet et oignon crus en fines lamelles, tomates sĂ©chĂ©es, et persil. Et quelques Ă©pices qui n’ont pas vraiment fait leur coming-out : graines de moutarde Ă©crasĂ©es, poivre long et geniĂšvre – j’ai vraiment pas le chic avec les Ă©pices =(

A gauche, un montage de petits-beurre, crĂšme de marron mĂȘlĂ©e de crĂšme fraiche et un peu de lait pour fluidifier, et pommes tranchĂ©es en lamelles fines cuites au micro-onde (1 Ă  2 minutes). La boite ayant Ă©tĂ© un peu penchĂ©e lors du transport, tout le dessert s’est tassĂ© d’un cĂŽtĂ©…


Flash info : j’avais oubliĂ© ce bento-lĂ  ! Il date du 18, mais il Ă©tait super bon, et me montre bien ce que je dois refaire, et les erreurs que je ne dois jamais rĂ©itĂ©rer.

A refaire : cordon bleu tranchĂ© sur fond de semoule avec plein plein plein de persil, des noix de cajou, une salade de cĂ©leri et chou blanc, petits canapĂ©s de guacamole. A ne pas refaire : dĂ©couper les canapĂ©s Ă  l’emporte-piĂšce, une horreur Ă  manier, et j’ai mangĂ© la moitiĂ© de la tartine de base Ă  cause des chutes.

Bento du mardi, galettes galettes galetteuh

Aujourd’hui, mon bento (qui m’a valu l’admiration du vice-prĂ©sident de ma boite =3 ) contenait un reste de galettes aux lĂ©gumes, une, heu, tambouille faite de la pĂąte restante et de la soupe de lĂ©gumes (n’a jamais voulu cuire), du chou blanc en lamelles ; et en dessert quatre petits-beurre recouverts de crĂšme de marron et de la salade de fruits (ananas, poire, pomme, banane, raisins secs bieeeen gonflĂ©s) d’hier soir, avec quelques noix de cajou, un ptit bout de chocolat, un peu de crĂšme, et une meringue rĂ©cupĂ©rĂ©e de ma derniĂšre virĂ©e au restaurant.

Le gateau de galettes d’hier soir dont est tirĂ© mon « mille-feuilles »

La recette de ces galettes est trĂšs simple : de la farine, 4 oeufs, du lait jusqu’Ă  ce que ce soit fluide, trois petites patates cuites coupĂ©es en cubes, deux carottes rĂąpĂ©es, un demi navet long rĂąpĂ© et un petit oignon hachĂ©. J’ai ajoutĂ© aussi un ptit piment sĂ©chĂ© et du poivre long, mais le goĂ»t ne s’est vraiment pas pointĂ©… Je crois que je mets trop peu d’Ă©pices – toujours peur d’en mettre trop.

Et ensuite, on fait cuire gentiment Ă  la poĂȘle en retournant quand le dessous est cuit, et on empile. Excellent avec un peu de sauce Savora, me fait dire l’Amoureux.