Nouilles asiatico-franchouillardes en bouillon

Ce devait être « pâtes + boudin », hier soir. Quand j’ai pas d’imagination, je commence par des pâtes, et je brode autour. Là, avec du boudin noir (je vous raconte pas comme c’est galère à faire passer par le chas de l’aiguille). Mais en regardant le « live cooking » de ManuXYZ (lien hélas mort), j’ai eu envie de cuisiner parfumé. Rhah, la coriandre verte, le piment émincé, le gingembre frais… Et j’ai vite déchanté. De piment, j’en avais un, vert. Mais de coriandre, pas la tige d’une, et pas de gingembre non plus. Ah si, en poudre. Bon, on fera avec.

Le résultat, dans un bol.

Ingrédients pour deux

(et il en est resté la moitié)

  • une demi-courgette
  • une tomate
  • une carotte
  • un demi-oignon
  • trois gousses d’ail
  • un piment vert
  • trois petits boudins noirs
  • 150g à 200g de nouilles de blé chinoises
  • gingembre en poudre
  • sauce soja sucrée

Modus operandi

Émincer l’oignon, le mette dans une poêle haute (ou un wok ou un faitout, attention ça sera bien rempli), le faire revenir dans la matière grasse de votre choix (ici c’était graisse de canard, plus franchouillard c’est pas facile). Ajouter le piment émincé aussi, si vous êtes un warrior (comme ManuXYZ) laisser les graines, sinon, les ôter prestement. Et ne pas se lécher les doigts. Délayer dans un peu de peu soja soja sucrée quand c’est moelleux, et ajouter du gingembre (une belle quantité car ce sera dilué après – mais on peut toujours ajuster). Couper la tomate, la courgette, la carotte en petits morceaux (tout petits pour la carotte pour qu’elle cuise vite), et les ajouter dans la poêle à feu vif, puis baisser le feu vers moyen. Remuer, couvrir et laisser cuire.

Pendant ce temps (à Vera Cruz, j’y crois pas de ne vous l’avoir jamais encore faite), couper les boudins bien froids en petites rondelles, de 5mm d’épaisseur environ. Faire bouillir de l’eau et ajouter (ma poêle était pleine au trois-quart, je joue dangereusement). Laisser le bouillon se faire tranquillou. Aller jouer, lire, regarder des épisodes de My Little Pony: Friendship is Magic. Quand il est l’heure, remonter le feu, et à l’ébullition du bouillon, plonger dans la poêle les nouilles. Remuer doucement.

Faire réchauffer le boudin (bah oui, il est déjà cuit) : chacun sa technique, moi j’ai déposé les tranches dans une petite poêle sèche, couverte, et mise à feu moyen. Quand les nouilles sont cuites, rectifiez l’assaisonnement, par exemple en gingembre parce que ce pleutre s’est caché, et servir.

Hier soir j’avais mis le boudin par dessus, et j’ai pas osé présenter ça. Donc ce midi, j’ai rallongé le bouillon (il restait des tas de pâtes et de légumes, mais plus trop de liquide), j’ai regingembré, et dans mon bol, j’ai mis le boudin au fond. Ahaha.

Pasta e légumes rôtis

Sous ce titre franco-italo-yaourtien (oui, malgré un oncle sicilien et des ptits cousins chéris moitié-moitié et probablement bilingues, je ne parle pas un mot d’italien) se cache un plat tout simple (enfin, simple, vous me connaissez, hein) : des coquillettes aux légumes juste sautés, avec mozza de bufflonne, amandes et cranberries.

Ce plat est ma participation au concours Garofalo d’Un déjeuner de soleil : http://www.undejeunerdesoleil.com/2012/04/cuisinez-la-pasta-avec-garofalo-et.html (bon, en fait non, les coquillettes ne sont pas autorisées)

Un bol empli du savoureux mélange.

Ingrédients (pour une personne)

  • un bol de coquillettes cuites
  • une carotte
  • une demi-courgette
  • une demi-tomate
  • une poignée d’amandes
  • une petite poignée de cranberries séchées
  • une demi-boule de mozzarella (mais elle était petite, jvous jure monsieur le juge)

Modus operandi

Couper la carotte et la demi-courgette en deux dans la largeur. Couper ensuite dans la longueur, afin d’obtenir deux fois huit languettes. Se débrouiller comme on peut avec la tomate, votre mission : de petits cubes mais comme la tomate fond à la cuisson, ça n’a pas grande importance.

Faire chauffer de l’huile de sésame – ou toute autre matière grasse qui aurait vos faveurs – dans une petite poêle, et y verser les carottes et les courgettes. Laisser quelques minutes à feu fort pour que ça grille, en remuant souvent afin que ça n’accroche pas. Ajouter les tomates et baisser le feu. Ajouter également les cranberries, éventuellement coupées en deux. Continuer de remuer, jusqu’à ce que les légumes soient cuits mais encore croquants.

Ajouter dans la poêle les pâtes, et bien mélanger. Pendant que les pâtes réchauffent au contact ô combien rassurant des légumes (et celui, plus vif, de la poêle), couper en dés la mozzarella.

Verser le mélange de pâtes et légumes dans un bol, parsemer d’amandes et de mozza.

Pangas en croûte de seigle, riz et sauce aux oignons

J’aime bien le poisson pané. Mais avec du vrai poisson, pas de la bouillie pour vieux chat grabataire noyée dans une panure plus huileuse que glutenée. Ici, on fait du filet de pangas pané dans des miettes au seigle. Namého.

Ingrédients

pour deux personnes

  • 2 jolis filets de pangas
  • 2 oeufs
  • des biscottes au seigle de type Wasa
  • sel
  • poivre
  • un oignon
  • de la crème fraîche
  • du vin blanc

Modus operandi

Mettre du riz à cuire. Vous savez faire, hein, et chacun a sa technique, je ne vais pas expliquer =P

Écraser les biscottes en une poudre grossière, en gardant des morceaux plus gros pour la texture (sur la photo, les morceaux sur la droite sont trop gros, hein).

Battre sauvagement les œufs, saler, poivrer.

Faire chauffer de l’huile d’olive, du saindoux, de l’huile de -gasp- palme, de la graisse d’éléphant ou de canard, comme vous voulez. Moi, c’était canard. Coin.

Passer le filet de poisson dans l’œuf, puis dans les miettes, et jeter la bestiole dans la poêle bien chaude (mais amicale), jusqu’à ce que la panure soit bien dorée, croustillante, et le poisson bien cuit.

Pendant ce temps, hacher menu menu un oignon, le dorer, et laisser cuire jusqu’à ce qu’il soit moelleux. Déglacer au bon vin blanc, ajouter un peu de crème.

Servir le poisson avec la sauce et le riz.

Regardez-moi cette croustillance dorée ! Regardez-moi ça !

Bento potato salata

Quel nom barbare. Quels sauvages, ces japonais. Ah, on me souffle à l’oreille que c’est de l’anglais. Presque. sifflote

La potato salata, ou salade de pommes de terre, mais vous l’aurez deviné bande de premiers de la classe, est au Japon faite de pommes de terre (c’est bien, vous suivez, mais faudrait pas non plus se mettre à fayoter) et de carottes. Ah, on la ramène moins, hein. Et de mayonnaise.

‘Fin bon, je ne voulais pas forcément faire du japonais à la base, mais il se trouve que tantôt nous cuisinâmes des patates et des carottes, pour accompagner une entrecôte que même, ben, elle roxxait du pangolin fourbu. D’ailleurs, à ce propos, j’ai une anecdote idiote croustillante.

Et donc, avec le restant, j’ai tout simplement fait une salade en coupant grossièrement les légumes racines et tubercules susnommés, et je les ai mêlés à de la mayonnaise citronnée et pimentée.

Et avec ça, du fromage – je crois que c’était de la tomme de brebis, des dattes, de la compote de pommes, et une meringue au miel.

Confit de canard et compotée d’oignons et abricots

Souvent, chez nous, on mange le confit de canard avec de la semoule et des poires. J’avais envie de changer un peu. Pis on n’avait plus de poires. Mais il restait des abricots en conserve. Le plat en lui-même est très simple, du riz, du confit de canard que c’est même pas moi qui l’ai fait, bouuuuuh, mais oh, je n’ai pas de canard à la maison, pas la place, et de toute façon les chèvres et les chats seront prioritaires le jour où j’aurai un chez-moi plus grand, et une compotée d’oignons et d’abricots.

Ingrédients

pour deux personnes

  • un demi-oignon
  • une demi-douzaine d’oreillons d’abricots en conserve

Modus opérandi

Hacher finement l’oignon, couper les abricots en petits cubes. Faire revenir l’oignon dans un peu d’huile d’olive,. Quand il est doré et moelleux, ajouter les dés d’abricots, du gros sel et un peu de sirop des abricots. Laisser cuire en remuant, jusqu’à ce que le goût vous convienne : pour ma part, j’ai laissé jusqu’à ce que l’acidité un peu dure, un peu sèche de l’abricot ait disparu.

Chocolats à la fleur de lavande

Cela fait un certain temps que les parents de mon Amoureux nous ont donné un plein sac de lavande (ils ont un chouette jardin, avec buissons de lavande, de romarin, et puis un laurier, du thym, de la menthe *o* ), et nous ne savions qu’en faire, après avoir rempli les armoires de sachets pour lutter contre les mites. Et j’avais envie de manger de la lavande. Gnap.

J’avais pensé à un gâteau, un peu comme le gâteau au lait vanille-fenouil, et puis j’ai lu une recette de mendiants à la lavande chez Pascale Weeks, et ça a fait tilt.

Mais je n’aime pas suivre les recettes =D et je n’ai de toute façon pas de quoi tempérer le chocolat, donc j’ai fait simple.

Ingrédients

pour 4 belles plaques de chocolat à la lavande

  • 200g de chocolat noir
  • une belle poignée de fleurs de lavande séchées

Modus operandi

Placer des fleurs de lavande dans le fond de moules en silicone.

Faire fondre le chocolat, séparé en carreaux (ou par deux carreaux), à feu doux, en remuant souvent.

Verser doucement dans les moules, assez peu, et lisser avec une spatule. J’aurais pu faire plus fin, mais je n’avais aucune idée de la quantité nécessaire (ce qui explique que j’avais préparé plus de moules). Laisser refroidir, au réfrigérateur par exemple, et démouler.

Verdict : c’est très bon, la lavande se sent très fort. Un peu trop, en fait ;_; Les plaques font une demi-tablette, au final, et sont assez épaisses (je n’ai pas pu rendre le chocolat vraiment liquide pour pouvoir l’étaler en couche fine dans le moule…), et donc c’est compliqué à manger. Mais avec du yaourt, c’était excellent ! Je referai, mais en mieux :3 (et peut-être avec du chocolat blanc ?)

Bento Starknack

Aaaaah, Starcrash ! C’était du bon nanar, ça, du nanar de qualitay supérieure, avec acteurs qui jouent mal et/ou sont complètement à la ramasse (ou au contraire, tellement dans le personnage qu’ils en deviennent risibles), effets spéciaux toupourris(tm), et scénario, euh, scénario, quoi. Une héroïne pirate de l’espace qui a une combinaison avec cape, un mentor avec des pouvoirs magiques (dessinés à l’oscilloscope), un robot protocolaire (qui a dit « copie de Starwars » ?), un méchant qui ressemble à Méphisto dans La grande vadrouille, un Empereur dépressif, des amazones à moitié nuuuues mais en fait c’est du tissu couleur chair, un prince perdu et retrouvé (joué par David Hasselhoff !), des rebelles qui traversent les vitres en verre de la station spatiale en forme de main de la scène finale ! On ne s’ennuie pas, je vous le dis.

Mais pourquoi parle-je de ce film, que j’ai eu l’occasion de voir au cinéma, eh oui, lors d’une soirée spéciale nanars à Grenoble, un truc mémorable, jamais j’avais vu tant d’agitation dans une salle de cinéma, tout le monde connaissait les dialogues et hurlait « Daviiiiiid » ou « Caroliiiiiine » (Munroe, qui joue l’héroïne), oui, hein, pourquoi ? Ben parce que mon bento contenait une étoile. Rien que ça. Le genre fait avec des saucisses, et je vous prie de croire que c’était bon, et que ça avait la classe.

Ragoût de blettes et riz, étoile de saucisses à gauche. À droite, de haut en bas, des biscuits avoine/chocolat d'Ikea, des mini-champignons de Paris tellement cutes qu'on dirait des meringues, et deux feuilles de choux repliées sur de la vachkiri et de la pâte de saumon.