Les biscuits de l’ennui

C’est nul de s’ennuyer. Ces derniers jours, je suis forcée à l’inactivité. J’avais le choix entre regarder un film qui s’annonçait peu intéressant ou bien faire les biscuits que je me promettais de faire depuis un certain temps – mais que j’avais la flemme de démarrer.

Du nerf ! Biscuitons ! me hélai-je de manière véhémente.

J’ai pris la même recette que mes biscuits aux épices, avec quelques variations : farine de sarrasin en majorité, quelques cranberries séchées (qui se sont révélées trop rares), et surtout… je les ai assemblés avec du caramel o

Pour le caramel :

Ingrédients

  • du sucre (je n’ai pas mesuré la quantité)
  • un peu de beurre salé

Modus operandi

Dans une poêle sèche, sans aucune goutte d’huile ni d’eau, faire chauffer le sucre. Il fondra progressivement (éventuellement remuer pour mettre en contact le sucre chaud et le moins chaud). Attention, le caramel obtenu est assez sombre et parfumé, et peut paraître trop cuit pour certains. Ajouter une noisette de beurre, et mélanger doucement. Garder sur feu doux, ce caramel refroidit et durcit vite.

Pour assembler les biscuits, déposer une petite cuillerée de caramel sur un biscuit, poser un second biscuit par dessus, et presser fortement.

Nouilles asiatico-franchouillardes en bouillon

Ce devait être « pâtes + boudin », hier soir. Quand j’ai pas d’imagination, je commence par des pâtes, et je brode autour. Là, avec du boudin noir (je vous raconte pas comme c’est galère à faire passer par le chas de l’aiguille). Mais en regardant le « live cooking » de ManuXYZ (lien hélas mort), j’ai eu envie de cuisiner parfumé. Rhah, la coriandre verte, le piment émincé, le gingembre frais… Et j’ai vite déchanté. De piment, j’en avais un, vert. Mais de coriandre, pas la tige d’une, et pas de gingembre non plus. Ah si, en poudre. Bon, on fera avec.

Le résultat, dans un bol.

Ingrédients pour deux

(et il en est resté la moitié)

  • une demi-courgette
  • une tomate
  • une carotte
  • un demi-oignon
  • trois gousses d’ail
  • un piment vert
  • trois petits boudins noirs
  • 150g à 200g de nouilles de blé chinoises
  • gingembre en poudre
  • sauce soja sucrée

Modus operandi

Émincer l’oignon, le mette dans une poêle haute (ou un wok ou un faitout, attention ça sera bien rempli), le faire revenir dans la matière grasse de votre choix (ici c’était graisse de canard, plus franchouillard c’est pas facile). Ajouter le piment émincé aussi, si vous êtes un warrior (comme ManuXYZ) laisser les graines, sinon, les ôter prestement. Et ne pas se lécher les doigts. Délayer dans un peu de peu soja soja sucrée quand c’est moelleux, et ajouter du gingembre (une belle quantité car ce sera dilué après – mais on peut toujours ajuster). Couper la tomate, la courgette, la carotte en petits morceaux (tout petits pour la carotte pour qu’elle cuise vite), et les ajouter dans la poêle à feu vif, puis baisser le feu vers moyen. Remuer, couvrir et laisser cuire.

Pendant ce temps (à Vera Cruz, j’y crois pas de ne vous l’avoir jamais encore faite), couper les boudins bien froids en petites rondelles, de 5mm d’épaisseur environ. Faire bouillir de l’eau et ajouter (ma poêle était pleine au trois-quart, je joue dangereusement). Laisser le bouillon se faire tranquillou. Aller jouer, lire, regarder des épisodes de My Little Pony: Friendship is Magic. Quand il est l’heure, remonter le feu, et à l’ébullition du bouillon, plonger dans la poêle les nouilles. Remuer doucement.

Faire réchauffer le boudin (bah oui, il est déjà cuit) : chacun sa technique, moi j’ai déposé les tranches dans une petite poêle sèche, couverte, et mise à feu moyen. Quand les nouilles sont cuites, rectifiez l’assaisonnement, par exemple en gingembre parce que ce pleutre s’est caché, et servir.

Hier soir j’avais mis le boudin par dessus, et j’ai pas osé présenter ça. Donc ce midi, j’ai rallongé le bouillon (il restait des tas de pâtes et de légumes, mais plus trop de liquide), j’ai regingembré, et dans mon bol, j’ai mis le boudin au fond. Ahaha.

Pasta e légumes rôtis

Sous ce titre franco-italo-yaourtien (oui, malgré un oncle sicilien et des ptits cousins chéris moitié-moitié et probablement bilingues, je ne parle pas un mot d’italien) se cache un plat tout simple (enfin, simple, vous me connaissez, hein) : des coquillettes aux légumes juste sautés, avec mozza de bufflonne, amandes et cranberries.

Ce plat est ma participation au concours Garofalo d’Un déjeuner de soleil : http://www.undejeunerdesoleil.com/2012/04/cuisinez-la-pasta-avec-garofalo-et.html (bon, en fait non, les coquillettes ne sont pas autorisées)

Un bol empli du savoureux mélange.

Ingrédients (pour une personne)

  • un bol de coquillettes cuites
  • une carotte
  • une demi-courgette
  • une demi-tomate
  • une poignée d’amandes
  • une petite poignée de cranberries séchées
  • une demi-boule de mozzarella (mais elle était petite, jvous jure monsieur le juge)

Modus operandi

Couper la carotte et la demi-courgette en deux dans la largeur. Couper ensuite dans la longueur, afin d’obtenir deux fois huit languettes. Se débrouiller comme on peut avec la tomate, votre mission : de petits cubes mais comme la tomate fond à la cuisson, ça n’a pas grande importance.

Faire chauffer de l’huile de sésame – ou toute autre matière grasse qui aurait vos faveurs – dans une petite poêle, et y verser les carottes et les courgettes. Laisser quelques minutes à feu fort pour que ça grille, en remuant souvent afin que ça n’accroche pas. Ajouter les tomates et baisser le feu. Ajouter également les cranberries, éventuellement coupées en deux. Continuer de remuer, jusqu’à ce que les légumes soient cuits mais encore croquants.

Ajouter dans la poêle les pâtes, et bien mélanger. Pendant que les pâtes réchauffent au contact ô combien rassurant des légumes (et celui, plus vif, de la poêle), couper en dés la mozzarella.

Verser le mélange de pâtes et légumes dans un bol, parsemer d’amandes et de mozza.

Bento potato salata

Quel nom barbare. Quels sauvages, ces japonais. Ah, on me souffle à l’oreille que c’est de l’anglais. Presque. sifflote

La potato salata, ou salade de pommes de terre, mais vous l’aurez deviné bande de premiers de la classe, est au Japon faite de pommes de terre (c’est bien, vous suivez, mais faudrait pas non plus se mettre à fayoter) et de carottes. Ah, on la ramène moins, hein. Et de mayonnaise.

‘Fin bon, je ne voulais pas forcément faire du japonais à la base, mais il se trouve que tantôt nous cuisinâmes des patates et des carottes, pour accompagner une entrecôte que même, ben, elle roxxait du pangolin fourbu. D’ailleurs, à ce propos, j’ai une anecdote idiote croustillante.

Et donc, avec le restant, j’ai tout simplement fait une salade en coupant grossièrement les légumes racines et tubercules susnommés, et je les ai mêlés à de la mayonnaise citronnée et pimentée.

Et avec ça, du fromage – je crois que c’était de la tomme de brebis, des dattes, de la compote de pommes, et une meringue au miel.

Chocolats à la fleur de lavande

Cela fait un certain temps que les parents de mon Amoureux nous ont donné un plein sac de lavande (ils ont un chouette jardin, avec buissons de lavande, de romarin, et puis un laurier, du thym, de la menthe *o* ), et nous ne savions qu’en faire, après avoir rempli les armoires de sachets pour lutter contre les mites. Et j’avais envie de manger de la lavande. Gnap.

J’avais pensé à un gâteau, un peu comme le gâteau au lait vanille-fenouil, et puis j’ai lu une recette de mendiants à la lavande chez Pascale Weeks, et ça a fait tilt.

Mais je n’aime pas suivre les recettes =D et je n’ai de toute façon pas de quoi tempérer le chocolat, donc j’ai fait simple.

Ingrédients

pour 4 belles plaques de chocolat à la lavande

  • 200g de chocolat noir
  • une belle poignée de fleurs de lavande séchées

Modus operandi

Placer des fleurs de lavande dans le fond de moules en silicone.

Faire fondre le chocolat, séparé en carreaux (ou par deux carreaux), à feu doux, en remuant souvent.

Verser doucement dans les moules, assez peu, et lisser avec une spatule. J’aurais pu faire plus fin, mais je n’avais aucune idée de la quantité nécessaire (ce qui explique que j’avais préparé plus de moules). Laisser refroidir, au réfrigérateur par exemple, et démouler.

Verdict : c’est très bon, la lavande se sent très fort. Un peu trop, en fait ;_; Les plaques font une demi-tablette, au final, et sont assez épaisses (je n’ai pas pu rendre le chocolat vraiment liquide pour pouvoir l’étaler en couche fine dans le moule…), et donc c’est compliqué à manger. Mais avec du yaourt, c’était excellent ! Je referai, mais en mieux :3 (et peut-être avec du chocolat blanc ?)

Noix de coco

J’ai honte. Ça fait bien trois mois que je n’ai pas posté. Pourtant, je mange (oeuf corse), et je cuisine (je n’ai pas acheté de plat cuisiné depuis, oulà, dix ans). Je prétends que le temps me manque (j’ai à moitié fermé mon blog de peintures pour cette raison), mais c’est surtout les coups de pied au c- la motivation qui me fait défaut. Je ne peux pas promettre de poster tous les jours, mais c’est ce dont j’avais envie, en ouvrant ce blog : puisque j’emporte des boîtes à bento au boulot, autant les photographier. Le souci c’est que lesdites boîtes sont moins jolies ces temps-ci, que quelques fois elles n’existent même pas (je grignote, pas bieeeen), et que, pour les plats moins portables, ma cuisine est tellement moche que c’est difficile de photographier dedans.

Mais bon.

La semaine dernière, nous avons acheté une noix de coco. Enfin, j’ai. Puisque l’Amoureux est cocophobe (non, ya pas de jeu de mot), la noix serait pour ma consommation personnelle. C’était une envie que j’avais, un souvenir de jardin ensoleillé, de copains, et de mon papa – ce héros – qui avait posé la noix sur les dalles de la terrasse sous la tonnelle, en plus, de trop belles petites dalles, des carreaux, en somme, en terre cuite, brute, ma mère avait fait des dessins avec, des ondulations, des spirales, et des cercles, et je me suis perdue dans ma phrase. Hum. Donc la noix de coco par terre, et mon père l’avait cassée avec un gros marteau, et on avait couru partout dans le jardin pour retrouver les morceaux. Un chouette souvenir.

Ce qui explique mon envie. Le grand jour est arrivé : ouvrons la bête !

Noix de coco coupée en deux à l'aide d'un marteau

Première étape : l’eau

Avec une vrille, j’ai percé un des trois trous de la bête. Je ne me souvenais plus de la résistance de la noix de coco, qui est nulle à cet endroit, donc j’ai été un peu surprise d’y arriver si vite. Et, ô joie, le trou est pile poil du diamètre d’une paille : hop, on boit l’eau de coco comme aux Bahamas, mais avec une chaise de bureau Ikea en guise de transat, le web en guise de plage, et pas de petite ombrelle. Bah moi ça me va, hein.

Constatation : c’est bon, mais un peu fort, quand même. Plus piquant que sucré. L’Amoureux fronce le nez et prétendra sentir cette odeur toute la journée.

Deuxième étape : la chair

D’après mon souvenir, un gros marteau, un grand coup, du miam. Puisqu’ici je n’ai pas de jardin, il avait été jugé préférable que je casse l’objet dans la baignoire, qui recueillerait les bouts. Premier coup : la baignoire résonne. Un peu trop à mon goût. Il serait de bon ton que je ne casse pas la baignoire. Changeons de technique. Comme tout chasseur-cueilleur qui se respecte, je cherche sur le net. Et je tombe sur ça : http://www.gelee-royale.com/questions/gene/comment-casser-une-noix-de-coco.html Passons outre la technique de SEO effroyable (regardez le pied de page), la solution proposée me plaît bien. Comme j’ai une mauvaise mémoire dans l’espace, j’ai préféré dessiner la ligne imaginaire avec un feutre (contre toute attente, la ligne s’est correctement refermée sur elle-même quand j’ai fini de tourner la noix de coco). Et ensuite, j’ai simplement tapé des coups secs (en prenant bien le marteau au plus loin de son manche, afin de maximiser l’effet de levier)(parce que bon, c’est quand même à ça que sert le manche d’un marteau), et dès le second tour, comme prédit, la noix s’est fendue à chaque nouveau coup.

Résultat : une noix coupée en deux, presque comme avec une machette (poke @MiMiKa).

Depuis hier, j’ai mangé un peu de chair, juste comme ça, en goûter. Je ne sais pas encore comment cuisiner le reste. Vous auriez des idées ? (oui, parce qu’il paraît que même quand je ne poste pas, on me lit, merci encore à toi, Aurelvelvet, ça fait deux fois que tu me relances :3 )

 

Gâteau au lait chaud et à la vanille

Dans la cuisine, une chose que j’adore – et déteste parfois – c’est cette faculté à produire des résultats différents de l’objectif, mais néanmoins délicieux.

J’ai ramassé en bord de route, il y a maintenant deux mois, des sommités de fenouil sauvage, que j’avais grand hâte d’intégrer dans un plat. L’occasion ne s’est pas tellement produite, et quand l’envie de faire un gâteau m’a sauvagement agressée samedi, j’ai cherché comment les utiliser.

Le meilleur moyen me semblait de faire infuser les graines/fleurs/whatever (oui, mes connaissances en botanique ont pas mal disparu…) dans du lait, à mélanger dans la pâte. Je cherchai donc une recette de gâteau au lait : personnellement j’ai plus l’habitude d’utiliser du beurre ou du yaourt, et le lait risquait de rendre la pâte trop liquide si je ne connaissais pas les proportions. C’est sur les Gourmandises d’Isa que j’ai trouvé – d’ailleurs je vais y rester un bout de temps : gâteau de la Reine Elisabeth, crème glacée au chocolat et cannelle et autres miameries m’appellent.

Et donc, pour en revenir à mon prologue, faire infuser les sommités de fenouil n’a pas eu l’effet escompté. En fait, j’avais mis de la vanille à infuser aussi (gâteau vanille fenouil, rien que le nom, ça me donnait envie), et elle seule est restée. A-t-elle mangé l’autre goût ? Aurais-je dû écraser un peu les graines/fleurs/whatever pour faire sortir leur saveur ? Je ne sais pas. Mais je retenterai, parce que rien que la texture du gâteau était excellente, et je veux encore jouer avec :3

Ingrédients

  • 4 oeufs
  • 200g de sucre
  • 240g de farine
  • sel
  • poudre à lever
  • 250 mL de lait
  • un peu de beurre
  • une gousse de vanille
  • des sommités de fenouil sauvage, mais vous pouvez aussi en prendre de l’apprivoisé, hein

Modus operandi

Préchauffer le four à 180°C. Faire chauffer à feu moyen du lait dans lequel on a mis une gousse de vanille fendue, et sept à huit sommités de fenouil, quelques minutes. Je n’ai pas suivi l’ordre de la recette d’Isa, ayant pris l’habitude de mettre farine, sucre, poudre à lever et épices ensemble, puis d’ajouter les oeufs, puis le lait. Donc j’ai fait comme ça, en enlevant la gousse et les graines/fleurs/whatever (oui, j’aime le comique de répétition). Verser la pâte dans un moule à cake chemisé de papier sulfurisé. Laisser cuire environ 30 minutes, en vérifiant la cuisson avec un couteau.

Il y en avait quelques tranches dans mon bento d’aujourd’hui. Pas de photo, mon appareil a la batterie qui flanche =/ et c’est dommage parce que je m’étais amusée à faire des omelettes roulées, à la japonaise. #gnnn

Galette salée à la noix de coco

Tantôt, il se fit faim. Alors, l’idée d’une galette avec des trucs dedans fit son chemin.

  • Oeufs : check
  • Farine : check
  • Reste de petits pois : check
  • Bonnes petites patates : check
  • Fromage à râper au-dessus : check
  • Lait : ch- ah non, zut Point de lait ! Fichtre. C’était un vendredi soir, tout était déjà fermé, et de voisins pas une moustache. Qu’à cela ne tienne, nous allions innover. Et remplacer le lait de vache par du lait de coco.

Ingrédients

  • 2 oeufs
  • des petits pois
  • quelques pommes de terre
  • 200 mL de lait de coco
  • qsp de farine
  • un peu de fromage
  • des épices

Modus operandi

Peler les pommes de terre, les couper en bâtonnets, et les mettre dans une grande poêle où frémit tendrement de l’huile d’olive, à feu moyen. Remuer de temps en temps. Pendant ce temps, dans une jatte, mêler les oeufs et le lait de coco, et épaissir progressivement avec la farine jusqu’à obtenir une texture qui vous plaise. Ajouter les petits pois, les épices (genre curcuma, cannelle, cumin, c-c-combo). Lorsque les pommes de terre sont bien dorées, verser la pâte dessus et augmenter légèrement la température. Quand le dessous de la galette est pris, la glisser dans une assiette (ou la faire sauter si elle n’est pas trop grande et si vous avez une chance à gagner au loto), poser la poêle sur l’assiette et retourner l’ensemble. Laisser cuire le dessus qui est donc devenu le dessous. Râper du fromage directement sur la galette dans la poêle, ça fondra mieux. Glisser dans un plat, et servir bien chaud avec de la salade.

Alors. C’était très bon. Même l’Amoureux, pas bien fan de la noix de coco, a apprécié, voire bien aimé. Le coco se sent peu, en fait, c’est un goût subtil. Bon, je sais, le lait de coco est beaucoup plus calorique que le lait de vache, mais c’était une situation d’urgence. Si si.