Wrap de Morteau

Miam à l’arrache hier soir, avant d’aller voir le Chat du Rabbin (je vous le conseille chaudement, d’ailleurs, une excellente adaptation de la BD, joliment animée, et très bien doublée en ce qui concerne les personnages principaux).

Ingrédients

  • une tortilla de blé
  • des petits pois
  • trois à quatre tranches de saucisse de Morteau
  • de la moutarde

Modus operandi

Placer pois et saucisse dans la tortilla. Replier un côté, tartiner légèrement le dessus de moutarde et replier l’autre côté, la moutarde faisant office de sceau. Parsemer d’oignons, ou, mieux, ne pas oublier de les mettre dedans avant de refermer.

Salade fruitée fromagée, avec mozarella di buffala

Je n’avais jamais mangé de mozzarella di buffala. De la mozzarella au lait de bufflonne, pas de vache, comme la mozza commune. L’Amoureux et moi sommes tombés sur une tresse de ce fromage il y a quelques jours, et comme j’avais lu un article de Cléa à ce sujet juste avant, on s’est dit « allez, soyons fous, achetons ce fromage onéreux mais dont on nous dit qu’il est fameux ».

Et c’est une tchuerie. C’est hallucinamment bon. La texture est très fine, crémeuse, avec une fine peau qui se rend d’un coup de dent, le goût plus frais, un peu plus salé, que la mozza classique.

Ce soir, il faisait chaud, et une salade bien fraîche était la bienvenue. Toute simple, limite coupée dans l’assiette, voilà la salade de pâtes, nectarines, saucisse et mozzarella. Et poivre.

Oui, la photo est toute pourrite, je sais,  c’est le soir et je n’aime pas mettre le flash, ça fait une lumière trop bizarre. Bon, comparé à une absence de lumière qui fait même croire que mon assiette est toute sale alors que non non non, peut-être que finalement… J’aurais dû photographier la tresse quand elle était entière, c’était fun.

Wok de carottes, épinards et diots fumés

C’est pas facile d’écrire un article sans contexte. Genre « j’avais envie de faire un plat avec des épinards, alors, heu, voilà, j’en ai fait un. » c’est pas vraiment un contexte merveilleux.

Et pourtant.

Voilà, nous avions acheté un gros paquet de pousses d’épinard fraîches (et là comme j’écris pendant que ça cuit, je me mets à douter, est-ce que c’est bien les mêmes variétés qui se cuisent ?), et pis j’ai dit que je ferai un gratin lundi soir, ouééé ma vie hors boulot est fascinante (ma vie au boulot l’est infiniment :3 et si je me bottais un peu le beau ciel bleu j’écrirais plein de trucs dessus dans le blog qui est prévu pour, je vous laisse chercher, ahaha). Pis finalement pas de gratin parce que pas de crème (mais après je l’ai retrouvée, vouzinquiétez pas les gens elle va bien elle était juste paumée dans le placard), et une idée en chassant une autre, voilà un wok de carottes, épinards et diots. World cuisine mon amour.

Les diots, je ne sais pas si vous connaissez. Voyez-vous, je ne connaissais pas avant d’habiter dans leur pays : la Savoie voix rauque et chantante de conteur authentique et pittoresque. Ce sont de petites saucisses épaisses, un peu comme une saucisse de Morteau qui aurait rétréci au lavage. Ils sont fait de chair de porc et d’herbes, parfois ya du poireau, voire de l’épinard dedans, mais pas dans ceux-là – mais ça aurait pu être une mise en abyme sympathique.

Ingrédients

  • une dizaine de carottes
  • un paquet de pousses d’épinard (400g environ)
  • un oignon nouveau, tout mimi que même pas tu oses le trancher mais en fait si (comme le chevreuil)
  • 4 diots fumés
  • de la crème
  • de la sauce soja

Modus operandi

Peler les carottes et les couper en rondelles grossières, sans jurer. Les mettre dans le wok avec un verre d’eau et lancer à feu moyen en ayant couvert. Remettre régulièrement de l’eau si besoin, cuire jusqu’à ce que les carottes soient tendres mais un peu croquantes quand même. Pendant ce temps, ciseler l’oignon, couper les diots en tranches d’un demi-centimètre d’épaisseur environ. Puis ajouter tout ce beau monde dans le plat.

Attendre le retour de son Amoureux pour les épinards, parce qu’il va falloir les faire juste tomber – l’Amoureux aussi, mais pas au même endroit.

La suite, dans quelques minutes.

Vous pouvez partir faire des trucs, hein.

Tiens, ça me donne l’impression de livetwitter mon plat, c’est trop fort.

[…]

Voilàààà.

La suite, donc.

Donc, on remet à chauffer le bouzin, et on ajoute les épinards. Et de l’eau, parce que ça accroche. Puis un peu de crème pour adoucir, et de sauce soja pour relever. Et hop, c’est fini.

Miom.

Verdict

Un peu acide sur la fin, mais vachte bon !

Encore une galette

Un truc tout simple (heum) pour le repas de midi, une galette épaisse, fourrée de plein de bonnes choses.

Pour une personne, ingrédients de la pâte

  • 2 oeufs
  • un demi-yaourt
  • qsp farine (c’est-à-dire quantité suffisante pour faire une pâte fluide, mais pas liquide, plus épaisse que de la pâte à crêpes, par exemple)
  • du sel

A cette pâte, mêler

  • 3 tranches de saucisse de Morteau coupées en tout petits dés
  • une tranche épaisse d’emmental, coupée de semblable manière
  • 4 noix en morceaux

Parallèlement faire cuire un demi-poireau dans un tout petit peu d’huile et un peu d’eau, jusqu’à ce qu’il soit tendre. Dans une petite poêle, faire chauffer une cuillerée d’huile d’olive à feu fort, et y verser la pâte. Quand elle est cuite, ce qui arrive très vite si la poêle est bien chaude, retourner la galette et baisser le feu (personnellement je l’éteins car j’utilise des plaques électriques et que la chaleur résiduelle suffira amplement à finir la cuisson).

Couvrir du poireau fondu, poivrer, faire glisser dans une assiette (pas forcément dans cet ordre).

Ragoût de pois chiches et saucisse de Morteau

Je fais régulièrement ce que j’appelle des ragoûts, faute d’un meilleur nom, de légumes essentiellement : une base de tomates pelées, des pois chiches, des petits-pois, des carottes, et pis des épices et herbes (laurier, thym et romarin en première ligne).

Et pis là, bam, allez, soyons fous, rajoutons une saucisse de Morteau. Faisons cuire une bonne heure à feu tranquille, en remuant de temps en temps, jusqu’à épaississement des tomates.

Et là, c’est l’antidrame.

Oué, parce que je crois n’avoir jamais mangé de saucisse de Morteau aussi bonne. Elle était tendre, elle était moelleuse, elle avait partagé sa saveur avec tout l’appart tous les légumes. Je suis amoureuse.

Ce bento m'a valu des compliments de la part de mes collègues de boulot - je mangeais à mon bureau, manque de temps. A droite, le ragoût sus-décrit, à gauche, salade de chou übermoutardée (mioum), compote de pommes, chips de bananes et amandes.

Tourte PPCC?v=2.0

Cette fois j’ai noté les proportions ! Et comme je n’avais pas de vrai citron sous la main j’ai mis du jus. Et pis j’ai rajouté du romarin. Et pas de jambon. Une version 2, quoi.

  • deux pâtes à tarte (ici, feuilletées)
  • 5 oeufs
  • 77 g de crème (…j’ai pesé la boîte avant et après utilisation… on fait avec ce qu’on peut, hein)
  • 80 g d’emmental râpé
  • 2 bouchons de jus de citron (c’est une grosse bouteille, donc à gros bouchon)
  • une poignée de romarin séché
  • une grosse boite de petits pois et carottes

Il suffit de tout mélanger sauf les légumes (et les pâtes, évidemment), étaler une pâte, répartir les légumes, puis verser l’appareil aux œufs dessus, et enfourner à four chaud (zut, le temps, voilà ce que je n’ai pas mesuré).

Une part de la tourte en question. La texture était un peu plus proche de la quiche ou du flan que la dernière fois, étrange.

Et un morceau de la tourte a bien entendu fini en bento le lendemain, accompagné de maïs, cornichons doux, et pour dessert, une demi-pomme, des abricots secs et des pruneaux, et des chocolats *o* et des amandes.

Curry de poulet et chou-fleur

Le curry est un mélange d’épices que j’aime beaucoup. Enfin, des mélanges d’épices, puisque le curry a de nombreuses compositions, plus ou moins fortes selon le type et la quantité de piments utilisés. D’après Wikipedia, le curry contient généralement :

  • du gingembre
  • de l’ail
  • de l’oignon
  • de la coriandre
  • de la cardamome verte et/ou noire
  • du cumin
  • de la casse ou de la cannelle
  • du curcuma
  • du piment
  • du poivre
  • du fenouil
  • du fenugrec
  • du cubèbe
  • du clou de girofle, souvent grillé pour en exalter l’arôme
  • du sel
  • de la moutarde
  • etc…

La préparation que j’ai est une pâte de curry rouge, pas trop forte : piments rouges, citronnelle, ail, gingembre, échalotes, sel, galangal, citron vert et coriandre. J’avais acheté ce pot il y a des mois, et il n’est évidemment pas fini. On le conserve au frais, et il est dit sur le bocal de consommer rapidement. Comme si des bactéries ou des champignons pouvaient espérer survivre dans un environnement à 30% de piment :D (c’est comme le sucre, il y a une date limite de consommation maintenant… bientôt, ce sera sur le sel).

Un chou-fleur se morfondait au fond du frigo, pauvre bête. Entamé, il gisait là, seul, sans aucun autre légume pour lui tenir compagnie. Je lui ai dit « Hey, tu veux un remontant ? Allez, viens. » Il a sauté de joie dans mon wok. Là, il cuit à l’étouffée en petits morceaux, il n’a pas encore rencontré la pâte de curry (c’est comme « Tournez manège » o). Il crame un peu, d’ailleurs, je reviens.

Interlude musical

Chou-fleur cuit, mis à part.

On fait roussir une petite cuillerée de pâte de curry, on ajoute un peu de lait de coco, ça fait frrrrchhhhhh, c’est normal (bon, mon wok a ajouté shklonk, pas sûre que ce soit bon signe). Puis on met deux filets de poulet (à peu près 500g) coupés en lamelle assez épaisses, et après quelques petites minutes (d’angoisse), le reste du lait de coco avec le chou-fleur. On laisse cuire tranquillement à feu moyen-doux. Ensuite, on râle que le lait de coco n’épaissit pas, et on ajoute une petite cuillère pleine de Maïzena.

On se résigne un peu, se disant que c’est bon quand même mais bon poui quoi, et on mange ça dans des assiettes creuses avec des crackers en regardant District 9.

Au final, un peu fade, malgré le curry – j’en mettrai plus la prochaine fois, mais je suis souvent hésitante, mon amoureux n’aime pas forcément quand ça pique -, et le poulet était en trop gros morceaux, il a peu absorbé les goûts. Mais c’était un bon repas. Même devant des corps qui se disloquent, et du sang et du fluide noirâtre.

Le résultat, pas spécialement attrayant, la sauce n'ayant décidément pas eu envie d'épaissir. Je ferais peut-être mieux de mettre une photo de chaton. Non ?

 

Le retour du gratin de folie (épisode nostalgie)

Je fouinais paisiblement dans mon appareil photo quand plusieurs d’entre elles m’aperçurent, se jetèrent à mes pieds en pleurant « Tu m’as pas mis, dis ! Tu m’as pas publiée ! Moi j’étais un chouette bento ! Et moi, moi, moi tu as parlé de moi mais on m’a jamais vu ! Et moi, et-« . J’ai refermé vite fait l’appareil. Et repris mon souffle.

Diantre. De « vieilles » images, illustrant un passé déjà loin derrière nous. Le fonctionnement en timeline du blog est terrible : on peut éventuellement éditer de vieux articles (hint, hint), mais il faut une raison valable pour poster des photos oubliées.

Je crois que le fait de retrouver des photos du gratin de foliiiiie en est une.

« Viens plus près. »

« Plus près. »

« Bien. Très bien. Très- hé, veux-tu lâcher cette fourchette. « 

Oui, le gratin de folie parle. Et fort bien. Il était fort bon. Courge, pommes de terre, fanes de radis, jambon et fromage. Yihaa.

La prochaine fois, je mettrais divers bentos qui furent dévorés sans laisser de trace. Littéralement.

Tourte PPCC

Sous cet acronyme disgracieux à dire vrai se cache une tourte qui a été fortement appréciée par ma famille la veille du 24 décembre (oui, je mets du temps à poster), et derrière ça, un concept que j’aimerais développer plus.

Il s’agit de l’association petits pois/carottes/citron.*tinniiiin*

Cette tourte est faite de deux pâtes brisées et d’un appareil d’oeufs, de crème, d’une grosse boite de petits pois et carottes, du zeste d’un quart de citron,d’une tranche de jambon et de diverses épices du genre poivre. J’ai mis une feuille de laurier au fond mais elle est oubliable, n’ayant rien transmis du tout, la gustoradine.

Elle peut sûrement servir de base à une opération « restes », mais telle quelle, elle s’en est très bien sortie =3 (manque peut-être d’un peu de jambon, me souffle mon compagnon).

Oh, et la photo montre une assiette ayant déjà subie les outrages du repas, elle est toute sale, mais elle a vécu, j’assume.

Burger des neiges transalpines

Les hamburgers maison, c’est bon. Là. Quand on se cantonne au steak/fromage/salade/tomate, c’est bon. Et quand on innove un peu… c’est bon. Voici les burgers (maison, donc) des neiges transalpines ! Avec du fromage bleu (bleu des neiges, officiellement, d’où le « des neiges »), et des tomates séchées (d’où le « transalpine », et accessoirement le degré de miamitude particulièrement haut).

Ingrédients

pour deux aficionados affamés (4 burgers de taille raisonnable) :

  • 400 g de viande de bœuf hachée
  • 4 buns
  • une moitié de bleu des neiges
  • 12 tomates séchées
  • de la salade iceberg
  • de la crème fraîche
  • de l’emmental

Modus operandi

Ingrédients des burgers

Ingrédients installés sagement sur la table

Zoom sur les tomates séchées

Zoom sur les tomates séchées – je me damnerais pour un truc comme ça. Oups, déjà fait.

Façonnages des pattys (steaks de viande hachée)

On coupe le paquet de viande en quatre, pour former joyeusement quatre pattys (ou steaks hachés) de 100 g chacun. Pour cela, on écrase délicatement avec le plat de la main, tout en reformant sur les côtés ; l’idée est d’obtenir un steak d’une surface respectable. Parce que les steaks de 2 cm de côté perdus au milieu du pain, c’est mal. Saisir les steaks dans une poêle chaude (avec un peu d’huile d’olive), les cuire comme on aime.

Fromages et tomates séchées

Pendant ce temps on aura tranché (ou fait trancher =P) les deux fromages finement. Les tomates seront laissées telles quelles (dans le bocal, ce sont des moitiés). Éventuellement, on peut les aplatir un peu si elles se sont repliées. Et allumé le four à 60°C pour réchauffer les buns. Oui, la chronologie de cette recette laisse un peu à désirer.

Emmental fondant tranquillou sur les steaks

On éteint le feu sous les steaks, et on dépose des tranches d’emmental, qui fondront dans la chaleur résiduelle. Tous les éléments sont en place ! Passons au montage.

Crème sur les buns

Bun crémé et poivré

On verse deux cuillerées à café de crème sur les buns inférieurs, que l’on étale un peu. On poivre si l’on veut. Puis on met dans l’ordre sur le bun inférieur le fromage bleu, le steak avec l’emmental fondu, trois morceaux de tomate séchée, des morceaux de salade, et le bun supérieur.

Burger en cours de montage, tomates en place

Burger en cours de montage, salade en place

Burgers entièrement montés

Et voilà ! La tenue en main est bonne, une seule main suffit. Il ne se délite pas lorsque croqué (si ce n’est quelques bouts de salade séparatistes). Et ce goût, nom de nom ! Le fromage bleu est présent à chaque instant, car délicieusement fondu sous le steak, sur toute la surface du bun. Les tomates se font sentir de temps à autre, juste comme il faut. L’extase. Rhah. A noter que les tomates sortant d’un bocal d’huile, cette dernière avait bien diffusé dans tout le burger, et jouait le rôle d’humidificateur de pain sans en altérer le goût ni le rendre « huileux ». Bref, une réussite incontestée, selon deux cobayes ayant ingurgité deux échantillons chacun.

Burger entamé

Les plus perspicaces auront remarqué que les tomates se trouvent au-dessus de la salade sur cette photo : en effet, lors de la première fournée, l’ordre était celui-ci, et il s’est avéré pertinent d’inverser car les tomates ne tenaient pas en place (tu m’étonnes, coincées dans un bocal depuis des semaines, elles étaient hyperactives les petiotes).