No-sushi de grison

Je l’ai déjà dit, je suis incapable de me faire un repas simple (sauf si j’ai des pâtes et une sauce toute prête qui me tend ses menottes, genre tomate-aubergine), et donc j’étais partie pour faire du riz. Et pis j’y ai mis deux feuilles de laurier comme d’habitude, et pis tiens j’ai encore du céleri, tchac tchac tchac, et du poireau, tchuc tchuc tchuc, oh et pis un bulbe d’oignon nouveau, tchic snif snif. Servi sur des tranches de viande des grisons *o* , mais pas réussi à enrouler la viande autour, beh tant pis, on présente comme à Top Chef, avec des copeaux de tomme de Savoie et des raisins secs.

Ingrédients

pour une personne

  •     du riz
  •     2 feuilles de laurier
  •     2 branches de céleri
  •     un morceau de poireau, à peu près un quart, dans le vert
  •     le blanc d’un oignon nouveau
  •     4 tranches de viande des grisons
  •     un peu de tomme de Savoie
  •     des raisins secs

Modus operandi

Couper tous les légumes. Mettre dans un faitout le riz et de l’eau froide à raison d’un volume et demi d’eau pour un de riz, sur feu fort. Quand l’eau bout, baisser fortement le feu – dans le cas de plaques électriques, changer éventuellement le plat de plaque -, et ajouter les légumes. Si vous faites ainsi, mélanger votre faitout. Ne plus jamais remuer, ni soulever le couvercle de la casserole ! Mais en fait vous pouvez quand même un peu, pour vérifier l’état de cuisson, hein. Parce que la divination ça ne s’apprend pas comme ça. Quand le riz est cuit, disposer sur une assiette les fines tranches de viande des grisons en les superposant à moitié, placer le riz dessus, puis quelques copeaux de fromage, et pour finir, les raisins secs.

Ça a l’air peu copieux, très grande cûûûisine, mais en fait non, ça cale bien, et les saveurs se mélangent joyeusement. Peut-être qu’un peu plus de fromage, et le-dit fromage mélangé au riz avant de servir pour qu’il fonde un peu, aurait été profitable…

Bento magique pour une avant-première

Samedi se tenait l’avant-première (tournoi avec des cartes toutes fraîches et pas encore dispo à la vente) de la dernière extension de Magic: the Gathering, Magic 2012 (ou M12). Comme c’était aussi les soldes, l’Amoureux et moi avions prévu d’acheter plein de trucs le matin (pantalons, combiné téléphonique, disque dur)(heum), et puis participer à l’AP l’après-midi. Et pour l’entredeux, nous nous étions préparé des bentos :3

A gauche, du riz, avec de l'oignon nouveau. A droite, de haut en bas : une demi-tranche d'ananas séché, trois dragées de compétition, de la mozza de compétition aussi et un peu de cantal, un oeuf dur, des roulés de jambon au guacamole, et sur la gauche toute une rangée de mini-tomates. Dessous, Nicol Bolas, dragon, arpenteur, pas spécialement content d'être dessous.

Bento du mercredi, surimi, éventails de chou et aulx

Allez allez, on se reprend, et on se refait à manger le midi – nan parce que la cantine d’entreprise c’est bon mais un poil cher quand même.

A gauche : surimi goût crabe, riz thaï couvert de sésame grillé ; deux éventails de chou blanc cru avec leurs motifs de carotte crue (vive les emporte-pièces !). A droite : quelques chips de betterave (achetées), deux aulx confits, une carotte crue cachée, un mini-Toblerone et deux quarts de pomme déguisés en scarabée.

Dimanche, je suis allée à une braderie de village. J’en suis repartie avec des cartes Magic (une folie que je regrette amèrement, parce que c’était des cartes aléatoires et que je n’ai eu que de très mauvaises choses), des fruits séchés et des aulx confits. Le vieux monsieur qui vendait les fruits était adorable, s’indignant que l’on n’ait pas goûté spontanément ses produits – on avait dit qu’on voulait lui demander l’autorisation, et il avait répondu « Moi, j’aime pas les autorisations ! Goûtez ! ». Il avait aussi du nougat, et des olives de toutes sortes, excellentes, énormes pour certaines, ainsi que des aulx confits. Tout doux et croquants, un délice. J’en ai pris un petit sachet, et pendant qu’on choisissait la demi-tonne de fruits séchés qu’on voulait , il m’a dit « Ça ne vous gêne pas que je vous l’offre ? », j’ai rougi et minaudé et accepté, pendant qu’il rigolait. Donc on s’est encore plus lâchés sur les fruits : pommes, poires (deux sortes de séchage), noix de coco, canneberges, kiwi, ananas…

Dans mon bento d’hier, il y en avait, des fruits, pis un roulé de chou et de jambon, aussi, et au moment de photographier, la batterie de l’appareil a décidé qu’en fait elle était vide – la rascale, le matin même je m’en étais servi sans problème. Je suis déception.

Bento du jeudi, surimi, gnougnous et chute

Une chose à savoir sur les boîtes à bento, c’est qu’elles sont maintenues fermées par un élastique tissé, assez large, le couvercle étant souvent juste à la bonne taille ou bien légèrement supérieur aux étages. Et une astuce : ne jamais tenir une boîte à bento par son élastique.

Sinon, la boîte glisse joyeusement hors de l’élastique. Et là, c’est le drame. Le drâââme.

La boîte n’a rien, elle n’a chu que de cinq centimètres de hauteur. Le riz, lui, s’est bien marré (« Ouéééé ! Libertéééé ! »), entraînant dans sa revolucìon des ptits pois carottes bien sages ; et les nounours en guimauve ont sympathisé avec le surimi (deux remarques sur ce sujet à ma tablée, merci les gars =D).

Boite à bento du jeudi 18 novembre 2010, riz, petits pois et carottes, surimi et saucisses, pommes, nounours en guimauve

Photo prise le matin, avant le drâââme, donc.

En bas, riz, petits pois et carottes (conserve), demi-fleurs de comté.

En haut, surimi, une saucisse, une demi-tomate séchée (*o*), une demi-pomme, une coupe contenant deux nounours, quelques fruits séchés (les derniers…), et des petits pois enrobés de wasabi.

Une petite boîte emplie de mayonnaise et moutarde, pour tremper le surimi.

Et sur la droite, mes couverts en kit, récente acquisition tout droit venue du Japon – avec une nouvelle boîte à bento, qui a déjà servi depuis son arrivée mais j’ai oublié de photographier.

Faire cuire le riz sur une plaque électrique

Il y a des années, j’ai appris de mon père une manière de cuire le riz, atypique à l’époque  – je n’ai depuis rencontré que deux  personnes qui utilisaient cette technique –  mais qui rappellera aux possesseurs de cuiseur à riz leur méthode, excepté qu’elle se fait sans cuiseur à riz =D Cette recette est très simple : laver le riz à l’eau claire (étape que je zappe de plus en plus, la flemme, et le fait que j’aime le riz collant, aidant), puis le mettre dans une casserole et ajouter 1,5 volume d’eau froide pour 1 volume de riz. Saler, placer sur feu fort. Lorsque le riz bout, très vite baisser le feu, le mettre très doux, intercaler un diffuseur de chaleur si vous avez. Laisser cuire une vingtaine de minutes, jusqu’à ce que le riz ait absorbé toute l’eau.

Cependant cette méthode devient plus délicate sur plaque électrique : en effet, les plaques électriques mettent du temps à chauffer, ainsi qu’à refroidir. Donc le riz cuit trop fort plus longtemps si on se contente de baisser la température de la plaque sur laquelle est la casserole.

Donc actuellement je change carrément la casserole de plaque, afin que la cuisson douce le soit vraiment. Cette tactique a l’inconvénient de perdre la chaleur de la première plaque, puisque même en l’éteignant elle continuera à diffuser… et je n’ai pas encore atteint la maîtrise de la cuisson au point de savoir quand éteindre le feu sous le riz en passe de parvenir à l’ébullition.

Je travaille désormais à une nouvelle méthode, pas encore totalement au point : enlever complètement du feu quand le riz atteint l’ébullition, et laisser la chaleur résiduelle du système fermé de la casserole cuire le riz. C’est plus long mais on n’utilise qu’une seule plaque. Et pendant ce temps, la plaque éteinte continue de dilapider son énergie. Pas encore au point, je vous dis.