
Un ptit bento tout simple : à gauche, Régal de Bourgogne (un fromage de vache crémeux et goûtu) et cru de Savoie, et framboises ; à droite, butternut rÎtie et jambon blanc sur lit de couscous. Date : début janvier. Oué, je suis à la bourre.

Un ptit bento tout simple : à gauche, Régal de Bourgogne (un fromage de vache crémeux et goûtu) et cru de Savoie, et framboises ; à droite, butternut rÎtie et jambon blanc sur lit de couscous. Date : début janvier. Oué, je suis à la bourre.

Depuis quelques temps, parfois, je participe au #MMJM, un mini-Ă©vĂšnement sur Twitter initiĂ© par Guillaume Long : le Mercredi Midi Je Mange. C’est tout simple : le mercredi midi, on dĂ©crit – avec ou sans photo – ce que l’on mange, sans chichi. Ăa n’a pas ce cĂŽtĂ© hipster qu’on peut imaginer, hein :)
Et derniĂšrement, j’ai dit :
#MMJM Un risotto pomme et thon, et une salade de chou et betterave. â AkaiKen (@AkaiKen) 23 janvier 2013
Cela a intrigué @Mabeobja, et je poste donc pour elle :3

La recette en elle-mĂȘme est trĂšs simple : c’est, heu, un risotto avec une pomme coupĂ©e en petits dĂ©s qui va cuire avec le riz, et une demi-boĂźte de thon au naturel ajoutĂ© au dernier moment.
Zut, la betterave m’a pourri la rime.

Donc. Nous avions fait l’acquisition de fines escalopes de poulet. Et l’idĂ©e – saugrenue, comme souvent en cuisine – nous est venue de faire des burgers avec ça. Depuis mon demi-fiasco de la pizza aux Ă©chalotes (ah ouĂ©, j’ai pas racontĂ© ça… en gros, j’avais fait une pizza avec des Ă©chalotes confites leeeentement, parfumĂ©es, tout ça, avec un peu de crĂšme, un truc de ouf comment j’en Ă©tais trop fiĂšre, et comme c’Ă©tait pour le repas post-concert de ma chorale, on l’a mangĂ© froide et c’Ă©tait pas bon du touhouhouhouuuuu parce que tout pĂąteux et Ă©touffe-quelle-que-soit-sa-religion), je rĂȘvais de refaire des Ă©chalotes confites, dont nous aurions profitĂ© sereinement. Ainsi parlait Zarathoustra fut fait. Et les bestioles, moelleuses, fondantes, caramĂ©lisĂ©es, ont fini leur course sur une escalope de poulet fine comme une crĂȘpe et tendre comme une cuisse de nymphe, sous un voile de fromage de chĂšvre frais et accompagnĂ©es de tranches de betterave cuite.
Ben voyez-vous, c’est trĂšs bon.
Faire compoter les Ă©chalotes avec une goutte d’huile d’olive et un peu de sucre, sur feu doux, longtemps.
Pendant ce temps, trancher les betteraves et préparer les fromages. Chauffer le four pour faire griller les petits pains (au dernier moment).
Quand c’est cuit, couper les escalopes en deux dans le sens de la largeur (elles Ă©taient tout en longueur, pas pratique pour un burger), et les faire sauter dans une poĂȘle bien chaude et lĂ©gĂšrement huilĂ©e. L’idĂ©al, c’est de cuire trĂšs vite et trĂšs peu, pour que la viande ne sĂšche pas – commun chez le poulet, je trouve.
Assembler, et dévorer.

Le cake-in-a-mug, j’en entendais parler rĂ©guliĂšrement. Des lectures sur le net, des grapillages, une recette glanĂ©e ici et lĂ , Michiru_k qui teste une pĂąte spĂ©ciale pour (et chelou)… Alors, zut, hein, je me suis dit « t’as une recette, c’est super simple, maintenant tu fais ça, allez ». Le fait d’ĂȘtre un dimanche aprĂšm un peu faiblard, empli de paresse, a aidĂ©. Booon, fallait que je fasse la vaisselle avant, toutes les tasses avaient Ă©tĂ© utilisĂ©es le matin-mĂȘme, mais justement, ça donnait un but Ă la vaisselle.
Eh ben c’est aussi facile que prĂ©vu. Et rapide, aussi. En cinq minutes, j’avais fait la pĂąte dans deux tasses, cuisson de deux minutes trente, et hop, c’Ă©tait fait. (bon, ça se mange aussi vite, et ça c’est dommage, pis aprĂšs yen a pu ;_; )
MĂ©langer tout ça plus ou moins dans l’ordre, dans la tasse directement. Mettre au four Ă micro-ondes pleine puissance (1000W) pendant 2 min 30. Essayer de ne pas se brĂ»ler les doigts en sortant les tasses, et dĂ©guster.
Source de la recette : https://sortedfood.com/recipe/916
Verdict : c’est super bon, et ça dĂ©panne bien (bon, ça dĂ©panne surtout la flemme, parce qu’il faut quand mĂȘme tous les ingrĂ©dients d’un « vrai » gĂąteau). Une texture un peu sponge cake – un peu trop sĂšche selon l’Amoureux, qui aurait apprĂ©ciĂ© une boisson avec -, un goĂ»t bien chocolatĂ©, puissant. J’aurais bien mis un peu de cafĂ© dedans, c’Ă©tait dans la recette, mais l’Amoureux n’en voulait pas, et je n’avais rien pour diffĂ©rencier les tasses. Le fond Ă©tait beaucoup moins cuit, ça terminait joliment en fondant/coulant. Mais je testerais bien avec un insert de chocolat au milieu o
InconvĂ©nient : c’est pas ben gros. Comme c’est bon, en plus, on en reveut… Mais c’est un peu riche aussi, un Ćuf entier par tasse.
En tout cas une bonne surprise, rapide et sympa, le genre de gùteau qui peut faire goûter improvisé.
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Dans le panier de lĂ©gumes de mardi, il y avait une courge butternut. Elle ne s’Ă©lĂšve pas aussi haut que le potimarron dans mon podium courgesque, mais pas loin. Sur suggestion de notre reine (bah ouĂ©, le panier on l’a via une ruche), j’ai fait rĂŽtir ladite butternut en tranches, et l’ai accompagnĂ©e de filets de colin emmitouflĂ©s dans des rondelles de bacon. Verdict : ça sent trop bon, et ça goĂ»te pas mal aussi :3
PrĂ©chauffer le four Ă 180°C. Laver et sĂ©cher la courge. Couper lĂ on elle s’Ă©vase, et ne garder que la partie droite : elle ne contient pas de pĂ©pins. Trancher, tous les 1,5cm environ (allez, 2). Poser dans un plat, arroser gĂ©nĂ©reusement d’huile d’olive, et enfourner une demi-heure, en retournant Ă©ventuellement Ă mi-cuisson. Pendant ce temps, Ă©taler du papier Ă cuisson pour faire une papillote. Poser deux tranches de bacon, puis le filet de colin, puis deux nouvelles tranches. Replier. Faire cuire Ă la vapeur 10 Ă 12 minutes (le poisson, ça cuit vite). Et c’est tout : pas besoin de sel, d’Ă©pices, juste la puretĂ© du goĂ»t de chaque aliment !
Et comme il restait de la courge, je lui ai fait subir le mĂȘme sort, pour mon bento du lendemain (il y a aussi du gruyĂšre des Bauges !).

Trois escalopes furent forgĂ©es, une pour la dĂ©veloppeuse dans les montagnes, une pour son Amoureux vers la vallĂ©e, et la derniĂšre… en secret, la derniĂšre attendait dans le frigo son heure. Une escalope pour les attirer tous et dans les boites Ă bento terminer.
Mardi :

Une belle escalope de poulet, panĂ©e Ă la mimine, sur un lit de riz bien moelleux, avec ananas et ketchup. Et en dessous, des framboises (mangĂ©es Ă 17h, j’avais une action importante Ă effectuer au taff, et les framboises Ă©taient ma rĂ©compense :3 ), de la salade, un bout de morbier et une petite galette parfaitement oubliable faite du reste dâĆuf et du reste de chapelure.
Mercredi :
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Une demi-escalope panée, avec flageolets, petits pois et ananas. Salade, emmental et framboises, tout simplement.

Chez moi, on n’a pas l’habitude de manger des plats dĂ©jĂ prĂ©parĂ©s. Sauf les pizzas, parce qu’on a un pizzaiolo du tonnerre Ă deux pas, pas trop cher, trĂšs sympa, avec de super idĂ©es (pizza brocoli et jambon cru, vous avez dĂ©jĂ goĂ»tĂ© ? eh ben nous ouiiii). Et le kebab, de temps en temps (pis comme mon compagnon demande « sans oignons » je peux avoir « double oignon » (l’andouille)). Et le traiteur « chinois », mais c’est parce qu’elle (oui, c’est une dame, mais « traiteuse » ça fait bizarre…) est trĂšs gentille, et fait d’excellents plats, trĂšs parfumĂ©s, et puis des raviolis vapeur aux crevettes pour lesquels les gens doivent se battre, sĂ©rieux, il y a des jours oĂč en arrivant Ă 17h30, une demi-heure aprĂšs l’ouverture, il n’y en a plus. Hier soir, en passant devant, j’ai pris le repas du soir, en exagĂ©rant un peu peut-ĂȘtre mais comme ça « il restera pour demain ». Il en est restĂ©, pour ma plus grande joie.

Un demi-rouleau de printemps, le genre garni Ă craquer de crevettes, pĂątes de riz, menthe et harigot mungo ; un petit gĂąteau de soja, avec sa croĂ»te un peu friable et son sceau qui doit sĂ»rement dire « l’honorable individu qui lit ceci est un idiot » ; un demi-dĂ©lice au pandan. Yep, j’ai enfin goĂ»tĂ© le pandan. Bon, c’Ă©tait « saveur pandan » (Ă©crit baidoye, prononcĂ© bandoĂŻ par la dame), donc je ne saurais vraiment me prononcer mais c’Ă©tait bon. Du riz (maison, hein) ; de la dinde au basilic et piment (et courgettes), avec un peu de lĂ©gumes sautĂ©s dessous.

Un bento tout simple, mais bien bon : spaghetti, ciboulette et noix, chou-rave pour accompagner, et framboises (surgelĂ©es, je sais, bouh, mais pour tout le reste c’est de saison) gisant sur un lit de biscuits pour le dessert.
Le chou-rave, c’est une drĂŽle de bĂȘte. On dirait un extraterrestre (la version canonique, vert avec des antennes), ça a la texture d’un radis, un goĂ»t trĂšs frais, un peu « beurré »… Perso, j’adore. Ăa se coupe et s’Ă©pluche trĂšs facilement et se glisse dans n’importe quoi, boĂźte ou sandwich. Nous en avons eu quatre ou cinq dans le panier de lĂ©gumes (j’ai sautĂ© de joie en le dĂ©couvrant) !


Ăa faisait un bout de temps que j’avais pas postĂ© que j’avais pas fait de pizza, et bin, ça me manquait un peu. Dans le panier de lĂ©gumes de cette semaine (ouĂ©, on achĂšte des paniers surprises en ce moment avec l’Amoureux) il y avait un potimarron <3 . Ce truc est juste une monstruositĂ© de miam, ce goĂ»t approchant la chĂątaigne, cette texture fondante, rhaaah. Hum. Et l’idĂ©e saugrenue me vint : et si je mĂȘlais mes deux envies ? Je suis passĂ©e par la boucherie (j’aime manger sans viande, mais lĂ , juste pĂąte et potimarron, je ne le sentais pas), hop, des tranches de jambon (et du pĂątĂ© en croĂ»te aussi, j’aime bien et la bouchĂšre me donne le talon une fois sur deux), et tout Ă©tait prĂȘt pour la bataille.
gruyĂšre de Savoie Pour la pĂąte
225g de farine T55
Laver le potimarron, ne pas le peler, le couper en gros morceaux, en extrayant les graines, et faire cuire. Ă l’eau, ça prend 10 minutes (et on peut se servir de l’eau rĂ©sultante pour cuire pĂątes ou riz, ou faire une base de soupe), Ă la vapeur, 20.
Pendant la cuisson, prĂ©parer la pĂąte : tout mĂ©langer, et pĂ©trir. Mais pas trente secondes, hein, dix minutes au moins (faut souffrir pour faire de la pizza). La pĂąte devient tendre, elle ne colle plus aux mains, elle est souple, ne se dĂ©chire pas. Le mieux, c’est de pĂ©trir en l’air, je trouve ça moins fatigant, parce qu’on a une libertĂ© de mouvement. Ensuite, laisser reposer dans une jatte ou un saladier lĂ©gĂšrement huilĂ© recouvert d’un torchon pendant au moins une heure Ă tempĂ©rature ambiante.
Couper les morceaux de potimarron en tranches fines. Attention, la peau a tendance à se décoller, couper délicatement.
Quand la pĂąte est levĂ©e, l’Ă©taler sur une plaque ou dans un plat. DĂ©poser un peu de crĂšme, des tranches fines de gruyĂšre, le jambon pas coupĂ©, Ă plat, et puis disposer le potimarron dessus. Faire cuire 15 Ă 20 minutes Ă four chaud (210°C).

Note : j’ai changĂ© le nom du blog, ayĂ©, j’ai trouvĂ© un truc qui me plaĂźt plus ! Ăa vous va ?
(cet article nâest pas sponsorisĂ©, âmanquerait plus que ça, le Basilic est incorruptible)
De passage Ă Ancenis (Loire Atlantique), j’ai dĂ©couvert une boutique qu’elle est chouette ! «Des Ă©pices Ă ma guise» propose thĂ©s, Ă©pices, huiles et savons de toutes sortes, sur deux Ă©tages (enfin, un rez-de-chaussĂ©e et une galerie longeant les murs du premier Ă©tage, autour dâun espace vide – je regrette de nâavoir pas pris de photos).
Nous avions Ă©tĂ© envoyĂ©s lĂ par lâoncle de mon Amoureux, chez qui nous avions goĂ»tĂ© un thĂ© avec des morceaux de fĂšves de cacao qui roxxait de la brebis Ă©garĂ©e sa mĂ©rh. Nous repartĂźmes non pas cinq cent, mais avec trois thĂ©s, du poivre, de la fĂšve tonka, du chocolat et du sucre. Et encore, on sâest maĂźtrisĂ©s, on a failli piller les rĂ©serves, tuer les vendeuses et incendier le magasin, et puis on sâest dit que comme relation sur le long terme, on fait mieux. Oui, parce que Des Ă©pices Ă ma guise a un site web, oĂč lâon peut commander, donc le fait que nous habitions loiiiiin de la Bretagne nâĂ©tait plus un souci.

De haut en bas et de gauche Ă droite :
Donc, si vous passez par Ancenis, câest une Ă©tape incontournable, il y a mĂȘme des animations qui mâont lâair fort sympathiques.
Des épices à ma guise
27 rue Saint-Michel
44150 Ancenis
Sinon, allez voir le site web, il est joli, bien fichu, et propose, en plus, des recettes et des articles sur les épices.